Découvrez les aptitudes d’un skieur de classe 3

Vous êtes capable, en autonomie, de faire des virages skis parallèle sur piste rouge en contrôlant votre vitesse et votre trajectoire et de vous arrêter en dérapage. L’envie vous prend d’explorer la totalité du domaine et de vous tester sur des pistes noires, voire même de sortir de la piste ? Félicitation vous êtes probablement un skieur de niveau classe 3 !

Nous allons voir en détail, les prérequis pour prétendre à ce niveau, ainsi que la progression nécessaire pour atteindre le dernier niveau : la classe 4.

Qui est un skieur de niveau classe 3 ?

Comme nous venons de le voir, vous avez soif d’en découvrir plus, de vous aventurer sur toutes les pistes du domaine, voir d’en sortir, de tester les boarder-cross et peut-être même le snowpark.

C’est une condition importante car sans cette volonté de repousser vos limites, vous seriez sûrement bloqué en classe 2.

Même si je n’adapte pas encore automatiquement ma technique au terrain :

  • je maîtrise ma trajectoire
  • je gère ma vitesse
  • j’évolue ski parallèle
  • j’utilise une ouverture stem sur les pentes soutenues pour que mon virage soit plus rapide car je n’ai pas envie de passer trop de temps face à la ligne de pente
  • j’aime prendre de la vitesse mais seulement lorsque je sais que la piste va me faire ralentir naturellement

Même si je commence à me sentir à l’aise techniquement, mes virages s’enchaînent avec peu de rythme.

En classe 3, il faut du rythme et du contrôle

Maîtriser la classe 3 va demander encore plus d’entraînements et de rigueur. Il va falloir être capable d’augmenter l’intensité, le rythme des virages mais en gardant le contrôle sur ses trajectoires et sa vitesse.

Donc utiliser tout ce qu’on a appris en classe 2 mais le réaliser un cran au-dessus et également sur des terrains plus difficiles.

Quelqu’un de sportif et de motivé va probablement avoir besoin au minimum de quatre semaines d’entraînements en alternant avec des cours de skis.

À ce niveau les choses se complexifient, et progresser dans la bonne voie sans le suivi d’un professionnel risque d’être compliqué.

Que fait-on en classe 3 et sur quels terrains on va skier ?

Un skieur de classe 3, même s’il subit toujours des déséquilibres avant/arrière, essaie d’y résister et tente de conserver une attitude de base.

Son angle de prise de carre est encore faible et s’effectue via l’inclinaison globale du corps, mais le changement d’une carre à l’autre est plus rapide et s’effectue en un temps.

Il a appris à utiliser le mouvement vertical en classe 2 mais il n’est pas forcément progressif ou bien synchronisé avec le pivotement des skis. Ce pivotement s’améliore grâce à la découverte de la dissociation entre le haut et le bas du corps ainsi qu’avec une meilleure mobilité des articulations basses.

En classe 3, on va chercher à varier les situations, via des pistes plus ou moins étroites et raides, des qualités de neiges changeantes ou encore des pistes à bosses pour améliorer la coordination et la capacité d’adaptation.

On va également se rendre sur des pistes noires et en hors-piste, ce dernier n’est pas une obligation, souvent imaginé comme des pentes raides et dangereuses parsemées d’obstacles. Le hors-piste peut, via le bon choix de terrain et de conditions, être plus facile que la piste, voir même moins dangereux. Il faut évidemment connaître les lieux ou être avec un moniteur car il ne faut pas oublier que c’est un milieu spécifique où l’on peut très vite se mettre en danger.

Quels sont les objectifs principaux ?

L’objectif principal en classe 3 c’est l’amélioration des appuis, c’est-à-dire d’avoir une meilleure prise de carre. On ne doit pas subir de dérapage pendant un virage, mais au contraire, être capable d’affiner sa conduite de courbe pour finir le virage plus haut et de pouvoir enchaîner sur un autre plus vite.

Pour cela, on va découvrir la dissociation ainsi que l’angulation.

La dissociation c’est la capacité à dissocier la position du haut et du bas du corps, les jambes jusqu’aux hanches doivent suivre la direction des skis tandis que les épaules et le haut du corps essaient de rester dans la direction de la piste.

Pour travailler la dissociation, on va réaliser des exercices où l’on va, souvent via l’utilisation des bâtons de ski, se forcer à garder les épaules face à la ligne de pente lorsque le bas du corps suit la direction des skis. Les exercices de dérapages sont un bon moyen de travailler la dissociation.

L’angulation c’est la capacité à s’incliner latéralement dans le virage, pas uniformément comme lors de l’inclinaison globale du corps, mais en créant un angle entre le haut et le bas du corps. Les jambes sont inclinées dans le virage alors que le haut du corps doit recouvrir la jambe extérieure pour que la ligne d’épaule reste droite (parallèle au sol).

Pour travailler l’angulation, on prend soin de choisir un terrain facile, et l’on va souvent réaliser des exercices types “arrondis” ou pas tournants, mais les dérapages peuvent aussi très bien fonctionner.

La grande nouveauté de la classe 3 est la découverte de l’effet directionnel coupé, c’est en fait la capacité à réaliser un virage sans déraper. On va chercher à couper la neige avec ses carres pour s’y accrocher fermement au lieu de déraper.

On sait si on a réalisé un virage “coupé” lorsqu’on laisse deux marques derrière nous au lieu d’une banane de dérapage.

Après avoir amélioré la qualité de ses appuis via la dissociation, l’inclinaison/angulation et les virages coupés, on va également être capable d’enchaîner les virages plus rapidement et de mettre plus de rythme. En effet, au lieu d’avoir un “temps mort” pendant lequel on est en attente d’avoir assez d’adhésion sur la neige pour démarrer le virage suivant, on va avoir très vite de l’accroche et pouvoir enchaîner sans attendre. De là vont naître les premières godilles !

Si vous êtes capable de :

  • descendre toutes les pistes du domaine, en gérant votre vitesse via des dérapages contrôlés ou bien des trajectoires coupées
  • enchaîner des petits virages avec du rythme
  • skier dans des qualités de neige différentes comme de la poudreuse ou des bosses

Alors commence sûrement pour vous le niveau suivant et le dernier, la classe 4 !

La classe 3 est exigeante et demande de vous une certaine rigueur mais vous apporte une autonomie complète sur le domaine skiable et vous ouvre les portes vers différentes disciplines du ski : hors piste, freestyle, bosses etc.

À ce stade de la progression, il est important d’être encadré par un professionnel car la technique devient pointilleuse et nécessite des connaissances spécifiques, mais également car votre évolution vous emmène potentiellement vers des milieux plus dangereux comme le hors-piste.

Retour en haut